Dans un décor qui lui ressemble, un décor tout à la fois exotique, simple et chaleureux, Frédo jongle avec les épices et les saveurs qu’il a appris à associer au cours de ses 15 ans de voyages à travers le monde. Il prépare les langoustines à l’indienne, il accompagne le filet mignon de palourdes et autres crustacés et ses huîtres farcies aux petits légumes n’ont d’égale que la saveur de ce petit bistrot, adorable et unique !


Autrefois, installé rue Pierre Loti où il s’était fait une place de choix, La Lambourde se trouve depuis plusieurs années près du cinéma Eldorado. Un drôle de restaurant, plutôt bistrot, insolite le cadre, la formule, les horaires, les propriétaires. Une petite salle aux pierres apparentes, avec quelques meubles anciens, des objets d’Afrique, des tableaux de Barreau des nappes en plastiques à carreaux rouges et blancs…mais des serviettes en tissu. Vingt couverts…qui peuvent être servis plusieurs fois, car on finit tard, parfois à minuit. Au fond, la cuisine ouverte avec un chef au boulot…et le living de toute la famille avec des bouquins, des jouets…

Nous sommes arrivées assez tôt. Quelques pêcheurs sont encore en train de livrer leurs prises du jour qui apparaîtront dans les casseroles ce soir. Tout est préparé avec des produits frais, sous les yeux du gourmet. L’ardoise présente un choix limité mais savoureux. Nous avons commencé avec les palourdes à la crème d’ail et les langoustines au curry (14 € et des sauces à ne pas manquer !), suivi par le magret entier au four (16 €) et le rouget grillé au pastis (17 €), des plats accompagnés par des pommes sautées et la ratatouille. Merveilleux ! Voilà une cuisine honnête, bien au point, et … gourmande. Pour ceux qui ne souhaitent qu’un seul plat, la chaudrée charentaise (20 €) conviendra parfaitement. Et, depuis l’été 2003, un menu du jour à 10 € vous est proposé à midi.